Premiers résultats du polarimètre

Avec le laser stabilisé en température et le polarimètre version 1, j’ai pu mesurer les états de polarisation suivants :

Mélange de deux polarisations (non polarisé)

Le signal est théoriquement une ligne DC. Ici, une polarisation est légèrement plus importante qu’une autre. Il y a aussi un effet de léger désalignement entre le plan de la lame quart d’onde qui tourne, ce qui fait bouger un tout petit peu le faisceau sur la photodiode.

Explication : la lame quart d’onde a soit aucun impact (zéro degré par rapport à la polarisaion), soit transforme une partie en polarisation circulaire. Puisque les deux polarisations orthogonales ont une intensité égale, la moitié passe le polariseur devant la photodiode et le signal reste constant.

Polarisation horizontale

Dans le cas de la polarisation horizontale, le signal sinusoidal oscille au-dessus d’une valeur DC qui correspond à la moitié de l’intensité.

Explication : La lame quart soit n’a aucun impact (signal maximal, toute la polarisation passe le polariseur devant la photodiode), soit retire la moitié du signal lorsqu’elle est à 45 degrés (la polarisation est complètement transformée en circulaire, et le polariseur filtre la moitié du signal).

Polarisation verticale

Pour la polarisation verticale, le signal sinusoidal oscille entre zéro et la valeur de la moitié de l’intensité

Explication : La lame quart d’onde soit n’a aucun impact, à zéro degré (le polariseur bloque complètement la polarisation à 90 degrés, signal à 0), soit elle convertit complètement le signal en polarisation circulaire lorsqu’elle est à 45 degrés (le polariseur en filtre la moiité et le signal est à 1/2 de la valeur d’intensité).

Transition entre les deux polarisation orthogonales

Polarisation circulaire

Dans le cas de la polarisation circulaire, la fréquence du sinus, pour une même vitesse de moteur et d’échantillonage de la photodiode, la période double et le signal oscille entre zéro et la valeur maximale. La lame quart d’onde est placée à 45 degrés de l’axe de polarisation du laser.

Explication : La polarisastion circulaire est convertie en polarisation linéaire par la lame quart d’onde, qui tourne ensuite l’axe de polarisaion linéaire. Cela prend donc une rotation de 90 degrés pour passer d’un maximum à un minimum, parce qu’elle passe à travers un autre polariseur linéaire. La période est deux fois plus grande parce que la lame quart d’onde doit tourner deux fois plus (90 degrés vs 45 degrés).

Mélange entre polarisation linéaire et circulaire

On voit la multiplication des deux fonctions sinusoidales, une fréquence deux fois plus rapide de faible amplitude, et une fréquence de plus grande amplitude.

Développements futurs

Le moteur utilisé est simplement un moteur DC sans encodeur et sans régulation de vitesse, ce qui crée des variations, et l’orientation absolue n’est pas accessible. Pour différencier entre la polarisation linéaire et la polarisation circulaire, on remarque que l’information en fréquence est importante. En faisant la transformée de Fourier, on pourrait retrouver le poids des composantes circulaires et linéaires.

Si on s’attend à n’avoir que de la polarisation linéaire, le système proposé par siliconsam dans son laser régulé en température fonctionne mieux, car on peut échantillonner simultanément les deux états, à l’aide d’un cube beamsplitter polarisant et de deux photodiodes, le tout sans pièces mécaniques et sans traitement de signal, ce qui rend le tout très simple.

La position angulaire absolue de la lame quart d’onde permettrait de différencier entre les deux polarisation circulaires (gauche et droite) qui sont décalés en phase de 90 degrés. En ce moment, en regardant seulement le signal sinusoidale sans tenir en compte de l’angle, c’est impossible de voir la différence, parce que le signal passe de zéro au maximum d’intensité dans les deux cas.

L’information en phase et en fréquence est donc aussi importante que l’intensité dans le temps. Le premier débroussaillage est fait, pour la suite, une meilleure optomécanique est nécessaire.

Stabilisation des modes d’un laser He-Ne

En 2016, pour compléter mon projet d’interféromètre de Michelson, j’avais acheté un laser HeNe en kit, sur ebay. Le tube était tout nu, le power supply était fourni, et le tout venait avec des pièces d’électronique pour stabiliser les modes de polarisation du laser. Puisque la polarisation avait peu d’impact dans mon interféromètre, j’ai simplement utilisé le tube tel quel, en obtenant des bons résulats (ma vidéo ici : https://youtu.be/Cea9mbSiblM )

Récemment, dans mon expérience avec mon polarimètre, j’ai observé une oscillation entre deux polarisations linéaires orthogonales. Le tout se comporte comme si le système est une somme de deux ondes avec une polarisation en x et y (selon une orientation spatiale arbitraire autour de l’axe du faisceau) qui oscillent. En lisant un peu, justement sur le site du kit de stabilisation, j’ai compris que lorsque le laser se réchauffe, le gain est plus élevé pour une polarisation qu’une autre, ce qui fait qu’elle domine momentanément l’émission. Puisque le tube contenant le gaz est à l’intérieur d’un autre tube, ce réchauffement prend une éternité et est soumis aux variations des conditions environnementales (convection, etc.). L’idée de sliconsam (pseudo sur ebay) alias repairfaq.org, est de chauffer le tube en se régulant sur les valeurs des deux polarisations. Pour cela, il utilise un polarizing beam splitter cube orienté de manière à respecter l’orientation naturelle des deux modes du laser. Les instructions se trouvent ici : http://repairfaq.org/sam/manuals/stabins5.htm

Le schéma électronique est le suivant :

Source : http://www.repairfaq.org/sam/uSLC1/uSLC1.htm

Une fois assemblé, ça ressemble à ceci :

J’ai rajouté un ampli transimpédance pour diminuer le bruit. Mon montage optique ressemble à un gros blob de colle, et fixé avec un tie-wrap sur le miroir du faisceau secondaire (ne le dites pas à personne, c’est un peu gênant).

Optique et électronique pour la stabilisation du laser. En vert, le miroir du laser, le cube dépasse un peu du motton de colle chaude. Les deux photodiodes sont à même la surface. Le tout tient à un angle d’environ 15degrés par rapport à l’horizontale, défini par la partie du laser qui a l’entrée de remplissage du gaz.

La pièce imprimée en 3D est celle-ci, mais elle marchait moyen, c’était juste pour me donner une base :

$fn=50;
//rotate([0,90,0]){
difference(){
cube([13,15,15],center=true);
#translate([-6.5,-7.5,0]) cube([13,15,10]);
translate([7,0,0]) rotate([0,-90,0]) cylinder(d=6.5,h=5); //miroir du laser
cube([4.5,4.5,4.5],center=true); //polarizing beam splitter
translate([0,-4.5,0]) cube([7,6,4.5],center=true); //photodiode
translate([-4.5,0,0]) cube([5,7,4.5],center=true);
}

Dans la version actuelle de ce kit, siliconsam fournit un pcb qui contient déjà cet assemblage un peu délicat. Mais toujours pas de manière de le fixer au tube. Bref mon montage n’est pas idéal, mais il fonctionne bien. Le résultat final ressemble à ceci (en incluant ma monture pour ajuster les angles et la hauteur déjà assemblée de mon projet d’interféromètre) :

En utilisant le firmware déjà présent sur l’arduino, qui contient entre autres un PWM (je n’ai pas lu tous les détails), j’ai réussi à observer l’évolution du réchauffement. On voit clairement une accélération de l’oscillation lorsque l’on part le heater, puis un ralentissement lorsque l’algo de stabilisation commence à embarquer.

Source : http://repairfaq.org/sam/manuals/stabins5.htm

Contrairement aux promesses, je n’ai pas réussi à obtenir un lock parfait, cela durait quelques minutes, puis le laser sortait de sa zone de stabilité et recommençait à osciller. Peut-être qu’il y a un bug, je vais essayer d’updater le firmware. Il y a aussi le fait que je l’ai utilisé en hiver avec une température externe démesurément basse de notre mois de janvier, dans une pièce propice aux courants d’air. En outre, le tube n’est pas isolé plus qu’il faut. Prochaine étape, faire un boitier pour tout ça qui isole mieux des conditions environnementales tout en permettant la flexibilité du montage. Peut-être que ça aiderait aussi le délai avant l’obtention d’un lock, qui était d’environ 45min-1h. Disons qu’il ne faut pas être pressé avant de faire des mesures! En tout cas, c’est très intéressant d’avoir un laser contrôlé en polarisation, pouvant fournir l’une ou l’autre sur demande, avec une stabilité en intensité qui dure plusieurs minutes.

Assemblage d’un polarimètre à lame quart d’onde rotative

Le mois passé, je suis tombé sur une boîte contenant du matériel optique que j’avais acheté au bac, inspiré par les laboratoires de Travaux pratiques d’optique photonique et de Fibre optique. Il y avait un paquet de lames quart d’onde en mica (spruce pine mica co part no 1000-0236), une paire de polariseurs circulaires provenant de lunettes de cinéma 3D, et une feuille de polariseur linéaire dichroique. Partant de ce matériel et d’un schéma rudimentaire du polarimètre de thorlabs :

Source : thorlabs.com/newgrouppage9.cfm?objectgroup_id=1564

je me suis dit que j’avais assez d’information en main pour construire mon propre polarimètre, pour la modique somme de pas mal moins que le 5861$US de la version de Thorlabs (ou encore 6750$US pour celui d’Edmund).

La complexité de l’optomécanique réside dans le fait que l’on veut faire tourner la lame quart d’onde selon son axe central, qui est aussi l’axe optique; autrement dit, l’axe de rotation doit être dégagé de tout matériel. C’est pas un requis très commun dans le monde de la mécanique et de la robotique. Après avoir investigué rapidement comment faire tourner un bearing sur lui-même sans grand succès, je suis tombé sur ce kit : Servocity Gear Drive Pan Kit for 37mm Spur Gear Motor. Il est vendu comme la base d’un systèm pan/tilt vertical (axe de rotation autour du z). La particularité est que l’axe central est un tube avec des bearings extérieurs, ce qui est parfait pour mon assemblage.

J’ai imprimé une première pièce pour coller ma lame quart d’onde avec de la colle blanche ordinaire :

$fn=50;
difference(){
cylinder(d=31.5,h=2);
cylinder(d=13,h=2);
}

La lame quart d’onde située à l’intérieur de la pièce rotative, fixée à l’aide de la monture imprimée en 3D

J’ai également placé une photodiode et un polariseur linéaire dichroique pour compléter l’assemblage.

Le polariseur est collé sur la monture du mileu, lui aussi avec de la colle blanche. La photodiode est collée sur la plaque arrière avec de la colle chaude.

Monture pour le polariseur :

$fn=50;

difference(){
cube([42,42,7]);
translate([8,8,0]) cube([26,26,7]);
translate([5,0,7/2]) rotate([-90,0,0]) cylinder(d=4.5,h=42);
translate([42-5,0,7/2]) rotate([-90,0,0]) cylinder(d=4.5,h=42);
}

Monture pour la photodiode :

$fn=50;

difference(){
cube([42,42,7]);
translate([18,0,3]) cube([6,24,4]);
translate([5,0,7/2]) rotate([-90,0,0]) cylinder(d=4.5,h=42);
translate([42-5,0,7/2]) rotate([-90,0,0]) cylinder(d=4.5,h=42);
}

La photodiode est branchée dans un ampli transimpédance au gain ajusté correctement avec une résistance. La sortie est envoyée à un analog input de l’arduino. Le sketch utilisé est simplement l’exemple Graph :

void setup() {
// initialize the serial communication:
Serial.begin(9600);
}

void loop() {
// send the value of analog input 0:
Serial.println(analogRead(A0));
// wait a bit for the analog-to-digital converter to stabilize after the last
// reading:
delay(2);
}

Avec le delay pour ajuster la fréquence d’échantillonage (ici, 500Hz). J’utilise la fonction traceur série intégré à l’IDE (outils -> traceur série)

Un moteur DC de 37mm de diamètre, 1100 rpm et 12V est utilisé avec une simple source de puissance à plusieurs voltages, ce qui permet de sélectionner sa vitesse. L’engrenage du système pan a un ratio 4.2:1 et j’opère le moteur à basse vitesse, environ 30rpm. Dû au couplage inconstant entre les engrenages et la friction, une petite variation dans la vitesse de rotation est observée, ce qui affecte la précision de la lecture de polarisation. Dans une version ultérieure, on pourrait utiliser un stepper qui fournirait une bien meilleure précision angulaire.

C’est un premier prototype pour identifier les défis à relever pour la suite. Dans un prochain article, je parlerai des mesures obtenues.

Comment brancher une photodiode 101

Je mets ça ici parce que je l’oublie périodiquement et que c’est la base de tous mes projets impliquant un mélange d’optique-photonique et d’électronique.

p. 842 du Art of Electronics 3rd edition

Figure A : la photodiode est en mode photovoltaîque (photocourant, en tout cas). Le voltage à sa jonction est de 0V. Le courant est transformé en voltage avec un gain V=RI par l’ampli transimpédance. Cette configuration minimise le dark current, mais est un peu plus lente (la capacitance de la jonction fait un filtre passe-bas avec la résistance). Meilleur SNR, moins de vitesse de réponse. Mode privilégié pour la plupart des projets.

Figure B : la photodiode est biaisée avec un voltage Vb, ce qui diminue sa capacitance, mais ajoute aussi le courant de fuite au dark noise. Le circuit est plus rapide, mais a un SNR plus faible.

Interface logique du picoampèremètre

En suivant scrupuluseument le datasheet du ddc112, j’ai réussi à coder mon TinyFPGA pour faire l’interfaçage logique et envoyer les données à l’ordinateur via UART.

Pour le uart en verilog, j’utilise cet excellent module : https://www.nandland.com/vhdl/modules/module-uart-serial-port-rs232.html

Après queqlues tests infructeux (dont une histoire classique d’ordre des bits : le ddc112 écrit le MSB en premier sur sa pin de donnée, donc il faut remplir le buffer à reculons, en commençant par le MSB également), j’ai réussi à envoyer la charge de test de 13pC (que je lis curieusement à 14pC, mais bon…)

Il y a deux choses qui restent à regarder pour optimiser la lecture : le zéro n’est pas à zéro, mais tourne autour de -0,1pC (1s d’intégration). Il faudra donc faire une calibration pour compenser cet offset. C’est peut-être dû au design de mon PCB, qui laisse fuire ce courant, ou à une erreur Vos dans l’électronique du ddc112. Quoiqu’il en soit, elle est stable, donc une fois compensée, ça devrait aller. Ça reste tout de même de la haute voltige de mesurer des courants aussi minuscules, étant donné que c’est la première fois que je conçois un circuit aussi précis, je reste satisfait de la performance.

Un autre problème consiste en l’alternance binaire entre deux mesures consécutives, qui rajoute une erreur répétable. Voilà ce que ça donne lorsque rien n’est branché en entrée :

input2 :-0.1136pC
input2 :-0.0942pC
input2 :-0.1086pC
input2 :-0.0989pC
input2 :-0.1096pC

Il y a une légère oscillation de 0,02pC, on voit que la mesure peut être plus précise que cette erreur, avec une résolution en-dessous de 0,001pC (1fC !!). Ma compréhension du phénomène, c’est que cette erreur-ci est due à une différence de gain (ou de capacité de l’intégrateur, etc.) entre l’intégrateur A et B. Rappelons brièvement le principe de fonctionnement du DDC112 : afin de pouvoir offrir une mesure qui intègre en continu (sans dead time), le circuit électronique est doublé pour un même channel : pendant que le premier intégrateur intègre la charge, le deuxième est lu et numérisé, une switch alterne entre les deux à chaque nouvelle mesure. Ainsi, la première mesure vient du circuit A, et la deuxième du B, et cela alterne à l’infini. C’est pourquoi une différence de gain entre les deux se traduit par un pattern répétable à toutes les deux mesures.

Heureusement, on peut faire la calibration avec la charge de test de 13pC, et ce, pour tous les ranges utilisés. En ce moment, j’utilise le range maximal, soit 350pC, parce que l’effet est environ 10 fois pire à 50pC (normal me direz-vous!) et que je suis encore bien loin du 20bit théoriquement atteignable pour que cela vaille la peine. Donc cet effet peut aussi être compensé.

Finalement utiliser le port USB du FPGA serait gagnant, pour ne pas avoir recompiler le code verilog à chaque fois que l’on veut changer le range ou la durée d’intégration, et aussi pour faire la calibration. Le Uart reste très utile pour déboguer un code verilog récalcitrant, je garde ça en tête. Mais la communication USB rajoute une couche de complexité. Mon objectif jusqu’à présent était surtout de valider les performances de mon circuit électronique.

J’ai fait des tests avec une photodiode et si mon picoampèremètre dit vrai, je suis capable de mesurer des plages de courant entre 350pC et 0.1pC. Ça teste mes capacités à faire un noir absolu, puisque le signal dépend de la lumière ambiante malgré la boîte métallique et le tape noir, ce qui est génial et indique une sensibilité lumineuse extrême, de l’ordre du nW/cm^2. Ne reste plus qu’à trouver quelque chose d’une aussi faible luminosité à mesurer!

Le code Verilog sur le FPGA:

module picoampmeter (
  input CLK, //16Mhz Clock
  input DDC_DOUT, //Serial output of DDC
  input DDC_NDVA, //Valid data, active low

  output DDC_TEST, //test DDC with charge injection
  output DDC_CONV, //wich side of integrator is converting
  output DDC_CLK, //clk of DDC112 (10MHz nominal)
  output DDC_DCLK, //data clock for transmission
  output DDC_NDX, //enable serial, active low
  output DDC_RA0, //range lsb
  output DDC_RA1, //range
  output DDC_RA2, //range msb

  output USBPU,  // USB pull-up resistor
  output PIN_1 // Serial TX
);
// drive USB pull-up resistor to '0' to disable USB
assign USBPU = 0;

//Uart module
reg enableUartTx; //Enable uart transmitter
reg [7:0] UartByte; //Byte to send trough uart
wire UartDone;
parameter c_CLKS_PER_BIT = 1667; //Baudrate 9600, 16'000'000/9600 = 1667
uart_tx #(.CLKS_PER_BIT(c_CLKS_PER_BIT)) UART_TX_INST
(.i_Clock(CLK),
 .i_Tx_DV(enableUartTx),
 .i_Tx_Byte(UartByte),
 .o_Tx_Active(),
 .o_Tx_Serial(PIN_1),
 .o_Tx_Done(UartDone)
 );

//Select range of integrator
// 001 => 0 to 50pC
assign DDC_RA0 = 1;
assign DDC_RA1 = 1;
assign DDC_RA2 = 1;

//Generate 8MHz clock for DDC CLK
reg clk_8;
always @(posedge CLK) begin
  clk_8 <= !clk_8; //Divide clk by 2
end
assign DDC_CLK = clk_8;

parameter integration_time_us = 15999999;
//Generate integration signal (conv)
reg conv;
reg [23:0] counter = integration_time_us; //1s integration
always @ (posedge CLK) begin
  if (counter == 0)
    begin
      conv <= !conv;
      counter <= integration_time_us;
    end
  else
    counter <= counter - 1;
end
assign DDC_CONV = conv;

//Generate test signal
assign DDC_TEST = 1'b0; //continuous test (13 pC per integration)

//Read serial data
parameter s_IDLE                 = 3'b000;
parameter s_READDDC              = 3'b001;
parameter s_CHECK_READDC_IS_DONE = 3'b010;
parameter s_TRANSFERUART         = 3'b011;
parameter s_WAITUART             = 3'b100;
parameter s_DONE                 = 3'b101;

reg [2:0] StateMachine = 0;
reg dclk;
reg [39:0] buffer;
reg [5:0] bufferpt;
reg r_ndx;
always @ (posedge CLK) begin
  case(StateMachine)
    s_IDLE :
      begin
        r_ndx <= 1'b1; //disable ndx
        dclk <= 1'b0; //disable dclk
        bufferpt <= 39; //start with msb (big-endian)
        if (DDC_NDVA == 1'b0) //Data valid, read serial data output
          begin
            r_ndx <= 1'b0; //Take ndx low to acknoledge data valid
            StateMachine <= s_READDDC;
          end
        else
          StateMachine <= s_IDLE;
      end

    s_READDDC :
      begin

        if (dclk == 1'b1)
          begin
            buffer[bufferpt] <= DDC_DOUT;
            bufferpt <= bufferpt - 1;
          end
        dclk <= !dclk; //toggle clock

        StateMachine <= s_CHECK_READDC_IS_DONE;
      end

    s_CHECK_READDC_IS_DONE :
      begin

        if (bufferpt < 40)
          StateMachine <= s_READDDC;
        else
          begin
            bufferpt <= 0;
            UartByte <= 10; //newline
            enableUartTx <= 1'b1;
            StateMachine <= s_WAITUART;
          end
        // Display Allo! on UART (debug)
        /*bufferpt <= 0;
        buffer[7:0] <= 65;
        buffer[15:8] <= 108;
        buffer[23:16] <= 108;
        buffer[31:24] <= 111;
        buffer[39:32] <= 33;

        // Display 13pC on both channel
        bufferpt <= 0;
        buffer[39:0] <= 40'b0100001010001111010101000010100011110101;
        UartByte <= 10; //newline
        enableUartTx <= 1'b1;
        StateMachine <= s_WAITUART;
        */
      end

    s_WAITUART :
      begin
        if (UartDone == 1'b1)
          StateMachine <= s_TRANSFERUART;
        else
          begin
            enableUartTx <= 1'b0;
            StateMachine <= s_WAITUART;
          end
      end

    s_TRANSFERUART :
      begin
        if (bufferpt < 39)
          begin
            UartByte <= {buffer[bufferpt+7],
                          buffer[bufferpt+6],
                          buffer[bufferpt+5],
                          buffer[bufferpt+4],
                          buffer[bufferpt+3],
                          buffer[bufferpt+2],
                          buffer[bufferpt+1],
                          buffer[bufferpt]};
            bufferpt <= bufferpt + 8;
            enableUartTx <= 1'b1;
            StateMachine <= s_WAITUART;
          end
        else
          begin
            StateMachine <= s_IDLE;
          end
      end

    s_DONE :
      begin
        StateMachine <= s_DONE;
      end

  endcase
  end
  assign DDC_DCLK = dclk;
  assign DDC_NDX = r_ndx;
endmodule // picoampmeter

Le code python pour lire le port série et retransformer les bits en deux channels en nombres float

import serial
ser = serial.Serial('/dev/ttyUSB0', 9600)
fullscale = 350 #50pC pour le scale actuel codé dans le fpga

while True:
    dataByte = ser.readline()
    #print(dataByte)
    if len(dataByte) > 4:
        #print(dataByte)
        data = [int(d) for d in dataByte]
        input1 = float(data[4]*4096 + data[3]*16 + int(data[2]/16) - 4096) / (2**20-1-4096) * fullscale
        input2 = float((data[2]%16)*65536 + data[1]*256 + data[0] - 4096) / (2**20-1-4096) * fullscale
        print("input 1 :{:.4f}pC, input2 :{:.4f}pC".format(input1,input2))

Fourrure kombucha-asclépiade

En lisant l’article de Christine Knobel dans Make: 72, «Growing Leather : Use kombucha to make this versatile vegan textile in your kitchen» (https://youtu.be/Di6HBBw1Esg), il m’est venu l’idée d’essayer la recette et de me mettre — enfin, direz-vous — à la culture du kombucha.

Je méditais vaguement sur le sujet quand j’ai eu une idée folle : et si on y rajoutait de la soie d’asclépiade, juste pour voir? Pour créer un faux cuir ultra-léger avec des poils, quoi de mieux que d’essayer de mélanger kombucha et asclépiade?

L’ampoule dans ma tête s’est allumée lorsque j’ai lu que le SCOBY (la pellicule champignonesque qui se forme à la surface du kombucha lors de la fermentation) était composé à 100% de cellulose, produite par les bactéries lors d’un procédé biochimique extrêmement complexe. Sachant que la soie de l’asclépiade est composée à environ 90% de cellulose, je me suis tout de suite demandé s’il y aurait une compatibilité chimique, si la cellulose du kombucha pourrait «pousser» sur celle de l’asclépiade et ainsi créer une fusion plus parfaite que n’importe quel adhésif ne le pourrait jamais.

La réponse courte, après deux semaines de fermentation et deux semaines de séchage, est oui! Ça fonctionne surprenament bien. J’ai essayé de placer la soie au-dessus, en-desssous et avant que la pellicule ne se forme. La meilleure méthode est de placer la soie avant que la pellicule ne se forme. La soie est hydrofuge et flotte beaucoup, donc peu de surface est véritablement en contact avec le liquide qui génère la pellicule. En la plaçant en-dessous, le poids fait en sorte qu’elle coule un peu plus, mais cela sépare aussi la première pellicule de la deuxième, ce qui fragilise la couche. Si on veut enfermer la soie entre deux couches de cuir de kombucha, vaut mieux le faire en deux étapes : une première fois avec l’asclépiade, et une seconde fois sans, ensuite la fusion s’opérera lorsque l’on réunira les deux feuilles encore gorgées d’eau. En plaçant la soie sur la pellicule déjà créée, elle colle, mais pas au maximum : la pellicule grossit surtout à l’interface entre le solide et le liquide, mais tout de même, cela fonctionne un peu, parce que les bactéries se trouvent un peu partout et cela a pour effet de rendre la pellicule auto-réparatrice tout le temps qu’elle est «vivante», c’est-à-dire gorgée de thé sucré. Le meilleur effet a lieu lorsque la pellicule se crée entièrement autour des soies d’asclépiade en flottaison à la surface du kombucha.

La prochaine expérience sera de l’essayer sur une grande surface, comme décrit dans l’article de Christine Knobel, afin d’avoir une fourrure d’une dimension acceptable pour créer toutes sortes de vêtements. Finalement, l’alignement des soies reste un enjeu, en les laissant pêle-mêle, elles se figent dans le kombucha telles quelles, ce qui est fonctionnel (et potentiellement très chaud), mais moins esthétique que si je trouvais une façon de toutes les aligner dans le même sens. Ce sera un défi en soi — ou en soie! — puisque les fibres sont extrêmement légères, hydrofuges et cassantes, bref, les mêmes problèmes que d’habitude. Les fibres alignées, le résultat donnerait une fourrure extrêmement jolie, douce et chaude.

Conception d’un picoampèremètre à l’aide du ddc112

Je suis tombé, en faisant des recherches sur la section des applications médicales de TI, sur une série de puces faisant la conversion utlra-précise de charges ridiculement petites : 10^-12 Coulombs (http://www.ti.com/product/DDC112) Elles sont utilisés comme convertisseurs analogique-digital dans les CT, entre autres. On peut donc potentiellement faire un détecteur de radiation composé d’un scintillateur, d’une photodiode et de cette puce. J’ai donc décider de me lancer dans la conception d’une carte de test.

 

 

En utilisant KiCAD, j’ai tracé le PCB, en essayant d’appliquer le plus possible les recommandations du datasheet : mettre un plan de ground séparé pour la partie analogique et digitale, et encercler les inputs avec une trace de ground également. J’ai choisi des composants en surface mount assez gros, de manière à être capable de les souder avec un fer standard.

Le PCB une fois assemblé

La soudure a été toute une aventure, mais en y allant méticuleusement, j’ai été capable de tout mettre en place. Il faut simplement y aller très délicatement et mettre le moins possible d’étain, la tension de surface et la qualité du PCB (fabriqué sur OSHPark) font le reste.

J’utiliserai un TinyFPGA pour implémenter le reste de la logique du projet et faire la communication des données vers un ordinateur, j’ai hâte de voir si ma carte fonctionne!

Interfaçage « rapide » entre la caméra D5M et l’écran LCD LT-24 à l’aide d’un FPGA DE0-Nano

Afin de contrôler complètement la caméra, j’ai dû utiliser le port I2C. Après quelques recherches sur les internets, j’ai trouvé un programme VHDL qui fournit la logique d’interfaçage, prenant en entrée un port parallèle et générant un signal I2C de sortie, avec un clock à la bonne fréquence. Merci à Scott Larson pour cet excellent travail, je n’aurais jamais écrit ça moi-même.

Tout ce qu’il me fallait faire (et c’était quand même passablement compliqué), c’était de créer une machine d’état pour écrire dans les registres souhaités de la caméra. Pour cela, je me suis inspiré de la machine d’état pour contrôler l’écran LCD, ainsi que de l’exemple fournit sur le site donné ci-haut.

———————————
— Data feeder
———————————
— library declaration
library IEEE;
use IEEE.std_logic_1164.all;
use IEEE.numeric_std.all;
— entity
entity datafeeder is
    port ( feed_clk : in std_logic;
        i2c_busy : in std_logic;
        i2c_data_rd : in std_logic_vector(7 downto 0);
        feed_rst_n : in std_logic;
        ——————————–
        i2c_reset_n : out std_logic;
        i2c_ena : out std_logic;
        i2c_addr : out std_logic_vector(6 downto 0);
        i2c_rw : out std_logic;
        i2c_data_wr : out std_logic_vector(7 downto 0);
        data : out std_logic_vector (15 downto 0));
end datafeeder;
— architecture
architecture my_datafeeder of datafeeder is
    signal busy_prev : std_logic;
    constant slave_addr : std_logic_vector(6 downto 0) := « 1011101 »; — The address of d5m camera is BA write and BB read, the first 7 bits are 1011101 or 5D
    type state_type is (start,getcmd,delay,writereg,readreg,donewr,done); — All the states of the FSM
    signal state : state_type;
    subtype Cmd_t is std_logic_vector (23 downto 0);
    type Commands_t is array (natural range <>) of Cmd_t;
    constant Commands : Commands_t := (     — 8 MSB bits for register address and 16 LSB bits for data
    x »0B » & x »0003″, –Restart, pause acquisition before changing settings
    — Change pixclock to 96MHz (Nope. Max Throughput of pipeline is at 50Mhz for 320×240 picture on LCD
    –x »10″ & x »0051″, –PLL control, (power on : last bit = 1)
    –x »11″ & x »6018″, –PLL config 1, (m factor : 96, n factor – 1 : 24)
    –x »12″ & x »0001″, –PLL config 2, (p factor – 1 : 1)
    –x »10″ & x »0053″, –PLL control, (power on and enable on, last 2 bits)
    — Change image size to 320×240
    x »01″ & x »0042″, –Row start, add 12 to default 54 = 66
    x »02″ & x »0020″, –Column start, add 16 to default 16 = 32
    x »03″ & x »077F », –Row size, 240*8 – 1 = 1919
    x »04″ & x »09FF », –Column size, 320*8 -1 = 2559
    x »22″ & x »0003″, –Row address mode, bin1, skip4, skip 4 pour une image de 640×480 en pattern bayer
    x »23″ & x »0003″, –Column address mode, bin1, skip4, le bin rajoute du flou en déplacement
    x »0B » & x »0001″);–Restart, clear pause_restart bit
    signal Index : integer range 0 to Commands’length; — Index of the command set
    signal Cmd : Cmd_t;
    signal reg_addr : std_logic_vector(7 downto 0);
    signal reg_data : std_logic_vector(15 downto 0);
    signal rw : std_logic;
begin
    state_machine : process(feed_clk,feed_rst_n)
    variable busy_cnt : integer range 0 to 3;
    variable clockcount : integer range 0 to 49999 := 49999; — Delay 1ms between each command
    begin
        if (feed_rst_n = ‘0’) then
            i2c_reset_n <= '0';
            Index <= 0;
            rw <= '0';
            state <= start;
        elsif rising_edge(feed_clk) then
            Cmd <= Commands(Index);
            case state is
                when start =>
                    i2c_reset_n <= '1';
                    i2c_ena <= '0';
                    state <= getcmd;
                when getcmd =>
                    reg_addr <= Cmd(23 downto 16);
                    reg_data <= Cmd(15 downto 0);
                    state <= delay;
                when delay =>
                    if rw = ‘0’ then
                        if clockcount = 0 then
                            state <= writereg;
                        end if;
                        clockcount := clockcount – 1;
                    else
                        state <= readreg;
                    end if;
                when writereg => –state for conducting this transaction
                    busy_prev <= i2c_busy; --capture the value of the previous i2c busy signal
                    if(busy_prev = ‘0’ AND i2c_busy = ‘1’) then –i2c busy just went high
                    busy_cnt := busy_cnt + 1; –counts the times busy has gone from low to high during transaction
                    end if;
                    case busy_cnt is –busy_cnt keeps track of which command we are on
                        when 0 => –no command latched in yet
                            i2c_ena <= '1'; --initiate the transaction
                            i2c_addr <= slave_addr; --set the address of the slave
                            i2c_rw <= '0'; --command 1 is a write
                            i2c_data_wr <= reg_addr; --write register address
                        when 1 =>
                            i2c_rw <= '0'; --command 2 is a write
                            i2c_data_wr <= reg_data(15 downto 8); --write msb bits of data to register
                        when 2 =>
                            i2c_data_wr <= reg_data(7 downto 0); --write lsb bits of data to register
                        when 3 =>
                            i2c_ena <='0'; --disable i2c module, all commands are passed to latch
                            if (i2c_busy = ‘0’) then –i2c module has finihsed
                                busy_cnt := 0; –reset busy counter
                                state <= done;
                            end if;
                        when others => null;
                    end case;
                when readreg =>
                    busy_prev <= i2c_busy; --capture the value of the previous i2c busy signal
                    if(busy_prev = ‘0’ AND i2c_busy = ‘1’) then –i2c busy just went high
                        busy_cnt := busy_cnt + 1; –counts the times busy has gone from low to high during transaction
                    end if;
                    case busy_cnt is
                        when 0 => –no command latched in yet
                            i2c_ena <= '1'; --initiate the transaction
                            i2c_addr <= slave_addr; --set the address of the slave
                            i2c_rw <= '0'; --command 1 is a write
                            i2c_data_wr <= reg_addr; --data to be written
                        when 1 =>
                            i2c_rw <= '1';
                        when 2 =>
                            i2c_rw <= '1';
                            if (i2c_busy = ‘0’) then
                                data(15 downto 8) <= i2c_data_rd;
                            end if;
                        when 3 =>
                            i2c_ena <= '0';
                            if (i2c_busy = ‘0’) then
                                data(7 downto 0) <= i2c_data_rd;
                                busy_cnt := 0;
                                state <= done;
                            end if;
                        when others => null;
                    end case;
                when done =>
                    if Index=Commands’length then — last command has been sent
                        –state <= donewr;
                        state <= done;
                        data <= x"FF00";
                    else
                        Index <= Index + 1; -- fecth next vector
                        state <= getcmd;
                    end if;
                when donewr => — read in loop all registers written
                    rw <= '1';
                    Index <= 0;
                    state <= getcmd;
            end case;
        end if;
    end process state_machine;
end my_datafeeder;

Par la suite, j’ai modifié le processus choosepix, vu que le format de l’image produit par la caméra est déjà le bon. Je prends une image de 640×480 en bayer, vu que je veux une 320×240 rbg, je dois prendre deux fois plus de pixels sur la caméra pour ramener les couleurs ensemble.

chosepix : process(Xpos_in,Ypos_in)
begin
    if ((Xpos_in < 640) and (Ypos_in < 480)) then -- for a 320x240 picture
        Xposchosen <= Xpos_in mod 2; --Read bayer pattern (skip 1 col)
        Yposchosen <= Ypos_in mod 2; --Read bayer pattern (skip 1 row)
    else
        Xposchosen <= (others=>‘1’);
        Yposchosen <= (others=>‘1’);
    end if;
end process chosepix;

J’ai dû changer pixelmix aussi parce qu’il y avait un bug avec le fifo, qui faisait que je lisais la sortie avant le coup d’horloge, donc l’image rouge était décalé horizontalement d’un pixel. Pour le résoudre, j’ai créé un latch et créé un front montant sur la pin rd du fifo avant la lecture de la mémoire :

pixelmix : process(D5M_PIXCLK,Yposchosen,Xposchosen,q_in)
begin
    if (rising_edge(D5M_PIXCLK) and (Yposchosen = 1) and (Xposchosen = 0)) then
        pixImage_out(4 downto 0) <= pixel_in; -- blue value of output pixel
    end if;
    if ((Yposchosen = 1) and (Xposchosen = 1)) then
        if (rising_edge(D5M_PIXCLK)) then
            rdreq_out <= '1';
            pixImage_out(10 downto 5) <= pixel_in & '0'; -- green value of output pixel
        end if;
    else
        pixImage_out(15 downto 11) <= q_in; -- red value of output pixel
        rdreq_out <= '0';
    end if;
end process pixelmix;

Finalement, je ne sais pas pourquoi, mais tout ça a rajouté un petit délai lors de l’écriture des pixels sur l’écran LCD, je l’ai rajout en faisant un not sur la clock newpixclk pour l’inverser, mais ce n’est vraiment pas très beau. En tout cas, ça fonctionne!!

Connexion directe d’une caméra D5M avec un écran LCD LT-24 à l’aide d’un FPGA DE0-Nano

Pour réussir cet exploit, je suis parti de mes deux réussites précédentes, l’interfaçage de la caméra ainsi que l’interfaçage de l’écran LCD. Ce serait simple de joindre les deux bouts, n’est-ce pas? Eh bien, pas vraiment. La caméra produit une image de 2592×1944 pixels, en patron Bayer (alternance de rouge, vert, bleu). L’écran a 320×240 pixels et son format de couleur est 16bits (5 premiers bits bleus, 6 bits du milieu vert et 5 derniers bits rouges). Il faut donc adapter la taille de l’image, et garder une couleur en mémoire pour toute une rangée, afin de l’appliquer au bon pixel de la ligne suivante.

J’ai donc créé l’entité image_transform afin de faire ces deux étapes, en partant des signaux produits par mon pixel_interface, qui me donne Xpos et Ypos, les signaux donnant la position du pixel sur l’écran.

Un premier processus, choosepix, permet de sauter 7 pixels sur 8 et de produire deux signaux, Xposchosen et Yposchosen correspondant au modulo, ce qui fait que le cycle du compte de 0 à 7 se répète 320×240 fois.

Pour la première ligne du patron de Bayer, j’enregistre seulement le pixel rouge, avec le processus pixelsave. Celui-ci utilise un FIFO créé avec l’utilitaire de Quartus II (megafunction), j’ai essayé de le programmer moi-même, sans grand succès, j’ai donc décidé de remettre cette partie de plaisir à plus tard et de me fier aux ingénieurs d’ALTERA pour cette partie-là. C’est probablement la mémoire la plus simple d’utilisation, elle a très bien fait le travail. Cela m’a permit de découvrir la différence entre les éléments logiques LE (les blocs lego de base pour générer n’importe quel circuit logique) et l’embeded memory (bloc lego de base pour générer n’importe quelle mémoire). J’ai pas trop poussé ma compréhension de cette chose, mais c’est très intéressant. Pour l’instant, c’est simplement bon à savoir, car ça permet d’économiser les registres logiques (mais bon, je suis encore très loin de remplir le FPGA de toute manière).

Dans la deuxième ligne, à l’aide du processus pixelmix, je reconstruis le pixel en 16 bits, en lisant d’abord le bleu, puis le vert, puis la mémoire du rouge correspondant à la première adresse de la valeur précédente. Je vide ainsi toute la mémoire en repassant sur la ligne précédente.

Finalement, l’écran LCD demande une clock à chaque fois que je veux écrire un nouveau pixel dans sa mémoire, je génère la fréquence et la phase appropriée à l’aide du processus pixclkgen, à partir des signaux Xposchosen et Yposchosen. J’ai rajouté l’état suivant à la machine d’état de l’écran LCD, qui apparaît après l’initialisation complète :

when CamLiveFeed =>
    LT_DBi <= pixImage_in; -- Write pixel to LCD data port
    LT_WR_n <= newpixclk_in; -- toggle write pin with pixel clock
    State <= CamLiveFeed; -- deadlock

Voici mon entité image_transform :

———————–
— Image transformation
———————–
— library declaration
library IEEE;
use IEEE.std_logic_1164.all;
use IEEE.numeric_std.all;
— entity
entity image_transform is
    port( D5M_PIXCLK : in std_logic;
        pixel_in : in std_logic_vector(4 downto 0);
        Xpos_in : in unsigned(11 downto 0);
        Ypos_in : in unsigned(10 downto 0);
        q_in : in std_logic_vector(4 downto 0);
        ———————————–
        aclr_out : out std_logic;
        data_out : out std_logic_vector(4 downto 0);
        rdclk_out : out std_logic;
        rdreq_out : out std_logic;
        wrclk_out : out std_logic;
        wrreq_out : out std_logic;
        pixImage_out : out std_logic_vector(15 downto 0);
        newpixclk_out : out std_logic);
end image_transform;
— architecture
architecture my_image_transform of image_transform is
    signal Xposchosen : unsigned(11 downto 0);
    signal Yposchosen : unsigned(10 downto 0);
begin
    chosepix : process(Xpos_in,Ypos_in)
    begin
        if ((Xpos_in < 2560) and (Ypos_in < 1920)) then -- for a 320x240 picture
            Xposchosen <= Xpos_in mod 8;
            Yposchosen <= Ypos_in mod 8;
        else
            Xposchosen <= (others=>‘1’);
            Yposchosen <= (others=>‘1’);
        end if;
    end process chosepix;
    wrclk_out <= not D5M_PIXCLK; -- write and read fifo at falling edge of the clock
    rdclk_out <= not D5M_PIXCLK;
    pixelsave : process(D5M_PIXCLK,Yposchosen,Xposchosen) — save first row each 8 rows and skip 8 pixels on x axis to match output resolution
    begin
        if ((Yposchosen = 0) and (Xposchosen = 1)) then
            if (rising_edge(D5M_PIXCLK) ) then
                wrreq_out <= '1';
                data_out <= pixel_in; -- put the first pixel row in memory buffer
            end if;
        else
            wrreq_out <= '0';
        end if;
    end process pixelsave;
    pixelmix : process(D5M_PIXCLK,Yposchosen,Xposchosen)
    begin
        if (rising_edge(D5M_PIXCLK) and (Yposchosen = 1) and (Xposchosen = 0)) then
                pixImage_out(4 downto 0) <= pixel_in; -- blue value of output pixel
        end if;
        if ((Yposchosen = 1) and (Xposchosen = 1)) then
            if (rising_edge(D5M_PIXCLK)) then
                rdreq_out <= '1';
                pixImage_out(10 downto 5) <= pixel_in & '0'; -- green value of output pixel
                pixImage_out(15 downto 11) <= q_in; -- red value of output pixel
            end if;
        else
            rdreq_out <= '0';
        end if;
        if (Yposchosen = 2) then
            aclr_out <= '1';
        else
            aclr_out <= '0';
        end if;
    end process pixelmix;
    pixclckgen : process(D5M_PIXCLK) — generates a clock at the pixel_out rate
    begin
        if (rising_edge(D5M_PIXCLK) and (Xposchosen < 4) and (Yposchosen = 1)) then
            newpixclk_out <= '0';
        elsif (rising_edge(D5M_PIXCLK) and (Xposchosen >= 4) and (Yposchosen = 1)) then
            newpixclk_out <= '1';
        end if;
    end process pixclckgen;
end my_image_transform;

L’entité du top permet de tout connecter en série, je ne l’inclurai pas ici.

Interface d’un écran LCD LT-24 avec un FPGA DE0-Nano

J’étais un peu perplexe lors de l’interfaçage de cette partie du projet. La documentation fournie par Terasic était très superficielle, se contentant de montrer les exemples, codés avec un processeur NIOS (donc, par définition, complètement obscur). Pour ma compréhension personnelle du fonctionnement des FPGA, je voulais que toute la logique soit explicitée en VHDL. Après une recherche approfondie des internets, je suis tombé sur cette « Application Note » provenant d’ALSE. Ils ont enlevé quelques parties du code, pour une raison ou une autre, mais avec un peu de déduction, c’est possible de le reconstruire. Sans ce document, je n’aurais pas réussi à faire grand chose. Ils ont déchiffré le datasheet de plus de 200 pages de l’ ILI9341 pour sortir les registres dans lequel il faut absolument écrire pour initialiser l’écran.

Le programme d’ALSE utilise entre autres une machine d’états pour envoyer des commandes par le port d’interface parallèle, en tenant compte de toutes les spécificités du contrôleur. Cela m’a permis tout d’abord de comprendre comment programmer une machine d’état en VHDL (mon cours de circuits logique était loin, et on n’a jamais vu ça!)

Un compteur (tickclk) permet de produire une horloge qui produit un pulse à toutes les 1ms, ce qui permet de passer de commande à commande plutôt lentement.

Un array de commandes contenant à la fois le délai nécessaire après l’écriture de celle-ci sur le port, le contenu (adresse ou data) et la valeur en 16 bits à écrire permet de produire toutes les séquences d’écriture nécessaire pour écrire dans tous les registres souhaités. Ensuite, il suffit de lire le datasheet! Le programme ci-dessous est fortement inspiré de l’exemple d’ALSE et permet d’afficher quelque pixels avec la couleur de notre choix.

— library declaration
library IEEE;
use IEEE.std_logic_1164.all;
use IEEE.numeric_std.all;
— entity
entity lcdtest is
    port ( Clk : in std_logic;
        Rst : in std_logic;
        ——————–
        — LT24 graphic Controller
        LT_DBi : out std_logic_vector(15 downto 0); — we use it as OUT only
        LT_WR_n : out std_logic; — aka WRX
        LT_RD_n : out std_logic; — aka RDX
        LT_RS : out std_logic; — aka D/CX
        LT_CS_n : out std_logic; — aka CSX
        LT_RESET_n : out std_logic; — aka RESX
        LT_LCD_ON : out std_logic); — Transistor to drive LCD lighting (1 = on)
end lcdtest;
— architecture
architecture my_lcdtest of lcdtest is
    subtype Cmd_t is std_logic_vector (28 downto 0);
    — Dly_ms(12) & C/D & Data(16) – 29 bits, could be a record
    type Commands_t is array (natural range <>) of Cmd_t;
    constant Commands : Commands_t := (
    — delay_ms D/Cd_n DB — p.83 datasheet ILI9341
    x »001″ & ‘0’ & x »0011″, — Exit Sleep
    — x »100″ & ‘0’ & x »0001″, — Software reset
    x »800″ & ‘0’ & x »0029″, — Display ON
    x »001″ & ‘0’ & x »003A », — Set COLMOD register
    x »000″ & ‘1’ & x »0055″, — non-default 16 bits RGB data
    x »000″ & ‘0’ & x »0036″, — Memory Access Control
    — x »000″ & ‘1’ & x »0008″, — non-default BGR filter !
    x »000″ & ‘1’ & x »0028″, — non-default BGR filter + row/col inversion for putting the display in 320×240 mode
    x »000″ & ‘0’ & x »00F2″, — Enable 3G register
    x »000″ & ‘1’ & x »0000″, — non-default = disable 3 gamma — à voir plus tard si je veux une correction gamma ou pas, pour l’instant on va laisser ça comme ça
    x »000″ & ‘0’ & x »002A », — Set Column address
    x »000″ & ‘1’ & x »0000″, —
    x »000″ & ‘1’ & x »0010″, — 16
    x »000″ & ‘0’ & x »002B », — Set Page address
    x »000″ & ‘1’ & x »0000″, —
    x »000″ & ‘1’ & x »000A », — 10
    x »000″ & ‘0’ & x »002C », — Memory Write
    x »000″ & ‘1’ & x »FFFF », — WHITE
    x »000″ & ‘1’ & x »FFFF », — WHITE
    x »000″ & ‘1’ & x »FFFF », — WHITE
    x »000″ & ‘1’ & x »FFFF », — WHITE
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »F000″, — color
    x »000″ & ‘1’ & x »F000″, — color
    x »000″ & ‘1’ & x »F000″, — color
    x »000″ & ‘1’ & x »F000″, — color
    x »000″ & ‘1’ & x »F000″, — color
    x »000″ & ‘1’ & x »F000″, — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F », — color
    x »000″ & ‘1’ & x »000F »); — color
    type state_type is (Boot,Idle,GetCmd,Dly,Wr1,Wr2,Done,Done1); — All the states of the FSM
    signal State : state_type;
    signal Index : integer range 0 to Commands’length; — Index of the command set
    signal Cntr : integer range 0 to to_integer(x »FFF »); — Count of delay between instructions
    signal Cycle : integer range 0 to 255; — Counter for the write cycle
    signal Cmd : Cmd_t;
    constant Nsetup : integer := 5; — Write cycle, try to reduce it to speed up
    constant Nhold : integer := 5;
    signal Tick1ms : std_logic;
— —————————
— ILI9341 interface
— —————————
— CSX can be kept low
— Write cycle > 66ns = 100 ns (5c = 2 + 3) can work
— Tdst data setup > 10 ns
— Tdht data hold > 10 ns
— /!\ Data read (not used here) is SLOW (500 ns)
begin
    LT_RD_n <= '1'; -- we don't read
    tickclk : process(Clk)
    variable clockcount : integer range 0 to 49999 := 49999;
    begin
        if falling_edge(Clk) then
            if clockcount = 0 then
                clockcount := 49999;
                Tick1ms <= '1';
            else                 clockcount := clockcount – 1;
                Tick1ms <= '0';
            end if;         end if;
    end process tickclk;
    state_machine : process(Clk,Rst)
    begin
        if Rst=’0′ then
            State <= Boot;
            LT_DBi <= (others=>‘0’);
            LT_WR_n <= '1';
            LT_CS_n <= '1';
            LT_RS <= '0';
            LT_RESET_n <= '0';
            LT_LCD_ON <= '0';
            Index <= 0;
            Cntr <= 15;
            Cycle <= 0;
            Cmd <= (others=>‘0’);
        elsif rising_edge(Clk) then
            Cmd <= Commands(Index);
            case State is
                when Boot =>
                    LT_RESET_n <= '0';
                    Index <= 0;
                    if Tick1ms=’1′ then
                        if Cntr=0 then
                            LT_RESET_n <= '1';
                            Cntr <= 300;
                            State <= Idle;
                        else
                            Cntr <= Cntr - 1;
                        end if;
                    end if;
                when Idle =>
                    if Cntr=0 then
                        LT_LCD_ON <= '1'; -- Light ON
                        LT_CS_n <= '0';
                        State <= GetCmd;
                    elsif Tick1ms=’1′ then
                        Cntr <= Cntr - 1;
                    end if;
                when GetCmd =>
                    Cntr <= to_integer(unsigned(Cmd(Cmd_t'high downto Cmd'high-11)));
                    LT_DBi <= Cmd(LT_DBi'range);
                    LT_RS <= Cmd(LT_DBi'length);
                    State <= Dly;
                when Dly =>
                    if Cntr = 0 then
                        Cycle <= Nsetup-1;
                        LT_WR_n <= '0';
                        State <= Wr1;
                    elsif Tick1ms=’1′ then
                        Cntr <= Cntr-1;
                    end if;
                when Wr1 => — Setup
                    if Cycle = 0 then
                        Cycle <= Nhold-1;
                        LT_WR_n <= '1'; -- rising edge (trig write)
                        State <= Wr2;
                    else
                        Cycle <= Cycle-1;
                    end if;
                when Wr2 => — Hold
                    if Cycle = 0 then
                        State <= Done;
                    else
                        Cycle <= Cycle-1;
                    end if;
                when Done =>
                    if Index=Commands’length-1 then — last command has been sent
                        LT_CS_n <= '1'; -- de-select the interface
                        State <= Done; -- deadlock (default)
                    else
                        Index <= Index + 1; -- fecth next vector
                        State <= Done1;
                    end if;
                when Done1 => — compensate double pipeline
                    State <= GetCmd;
            end case;
        end if;
    end process state_machine;
end my_lcdtest;